D’abord monnaie d ’échange, puis considérées comme bénéfiques, les fèves donnent naissance à une boisson reconstituante, tonique voire aphrodisiaque.
Grillées et concassées, les dites fèves offrent une pâte que les indigènes mêlent à l’eau assortie d’épices selon leur richesse. Pleine de saveur et de fureur l ’histoire du chocolat se confond avec la conquête de l’Amérique.
En 1519 Hernan CORTEZ débarque sur la côte Tabasco au Mexique avec des conquistadors espagnols dans le but de conquérir le pays au nom se sa majesté catholique le roi d’Espagne.
Il rencontre l’empereur MOCTEZUMA, souverain aztèque, qui lui offre une boisson au goût amer le « xocoatl ». Hernan CORTEZ, séduit par cette boisson, l’impose à ses troupes afin de leur donner force et courage.
Dès 1520 des cargaisons de de cacao font voile vers l’Espagne.
En 1674, de boisson, le cacao devient chocolat à croquer sous forme de «boudins à l’espagnole» dont la vogue gustative révolutionne les palais de l’Europe entière.
L’Espagne conquise, le reste de l’Europe suit le mouvement lancé par Charles QUINT qui voit le chocolat apparaître en France en 1615.
Fille du roi d’Espagne Philippe III, ANNE d’Autriche épouse de LOUIS XIII, devient reine de France et impose sa passion pour la boisson chocolatée à la cour.
Pendant ce temps-là l’Espagne développe la culture du cacaoyer tant dans les îles Caraïbes qu’en Amérique latine; là où les Français, les Anglais et les Hollandais font de même dans leurs colonies respectives.
Au XVIIe et au XVIIIe siècles, les plantations gagnent le Brésil, le sud-est asiatique et l ’Afrique.
D’entrée privilège de la noblesse, le chocolat se démocratise à l’arrivée des fèves importées de Martinique par l’Amiral d’Estrées en 1679 pour exploser à la naissance de la première tablette.